Consulter un voyant, c’est souvent évoquer ce que l’on ne dirait à personne d’autre : une rupture en préparation, une difficulté professionnelle tue à l’entourage, un doute sur une relation familiale. Cette confidence suppose, en retour, un cadre de confidentialité strict et sans ambiguïté.
Un engagement sérieux se traduit d’abord par l’absence totale de conservation ou de partage des informations échangées en séance. Aucune note transmise à un tiers, aucun usage commercial des données personnelles, aucune divulgation, même indirecte, du contenu d’une consultation.
La déontologie ne s’arrête pas à la confidentialité. Elle implique aussi de ne jamais exploiter la vulnérabilité d’un consultant : pas de discours culpabilisant, pas d’incitation à revenir consulter dans l’urgence, pas de promesse de résultat garanti. Un professionnel sérieux reste conscient de la position d’écoute privilégiée qu’il occupe, et s’interdit d’en abuser.
Cela suppose également une certaine humilité : reconnaître les limites de la perception, ne jamais se substituer à un avis médical, juridique ou psychologique lorsque la situation l’exige, et orienter, le cas échéant, vers les professionnels compétents.
Ce cadre, loin d’être accessoire, constitue le socle sur lequel repose la confiance entre un consultant et la personne qu’il consulte. Sans lui, aucune consultation, aussi juste soit-elle sur le plan des perceptions, ne peut être considérée comme réellement sérieuse.
